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Après 2 ans de scolarisation et 6 mois de discussion, nous avons fait le choix de l’IEF. Si les raisons peuvent être multiples, elles sont surtout et avant tout orientées vers le « bien-être » des enfants. Sans problématique particulière ou souffrance avérée d’être dans le système scolaire, ce choix nous était propre afin de leur offrir une plus grande liberté d’être et d’apprendre. Pour mener à bien ce nouveau projet qu’est l’instruction en famille, nous nous sommes attelés à repenser notre organisation familiale, professionnelle et personnelle; et c’est plus simple à dire qu’à faire.

L’option de l’IEF s’est imposée d’elle même comme une évidence face à l’incompréhension grandissante que nous avions dans le fameux système scolaire. Nous-même, parents, n’avons eu aucune aversion envers l’école, juste le souvenir d’un profond ennui. Les enfants quant à eux sont passés d’une notion à une autre sans forcément la maîtriser, et c’est à se niveau-là que ça bloque pour moi. Il m’est difficile de concevoir qu’ils puissent apprendre sans comprendre; et le fait qu’ils aient jusqu’à la fin de leur cycle pour acquérir les notions vues tout au long de manière partielle, n’était pas me concernant un argument viable.

Notre première expérience de l’IEF, fut à l’étranger pendant laquelle les enfants partageaient leur semaine entre un kindergarden, histoire de s’imprégner de la culture et la langue du pays, et la maison où nous abordions les différents apprentissages de la période « maternelle » autour d’ateliers et jeux, avec à l’appui de nombreuses ressources en ligne. Pour la rentrée CP, le CNED aura permis à la grande de savoir lire en deux mois. Seul bémol, un rythme assez soutenu néanmoins pour être dans les délais des évaluations. Surprise tout de même, lorsque, scolarisée en CE1, elle ne fit que revoir ses acquis pendant 1 an 1/2. Aujourd’hui âgée de 10 ans, son seul regret de l’école sont les copains, qu’elles voient moins qu’avant. Une chose est sûre, elle n’allait pas à l’école pour apprendre. Capable de me raconter les, discussions, blagues et jeux de la journée… ils leur étaient difficile de se souvenir des notions abordées. Le second âgé de 8 ans, n’a pas eu le même engouement pour l’école. Il fit sa première rentrée à 5  ans dans une très grosse structure et avait beaucoup de mal avec le brouhaha et l’agitation ambiante. Le transfert dans une petite école de village s’est avérée plus adéquate.

Depuis 6 mois maintenant, c’est l’instruction en famille; après quelques tâtonnements sur le fond et la forme, nous avons trouvé notre rythme. Pour le français et les math, je garde en ligne de mire les programmations formelles, histoire de ne pas les perdre; pour le reste on fait en fonction des inspirations, des événements, des visites, sorties, voyages… abordant ainsi certaines matières de façon un peu plus ludique. Les manuels ont investi une étagère de la bibliothèque, on y pioche les exercices sur l’un, la leçon sur l’autre; quelques cahiers d’activité en compréhension de texte et anglais en utilisation libre, et des jeux de cartes notamment en sciences, math, anglais et histoire; puis quelques abonnements en ligne, pass-education, babel, playbac presse. Le tout agrémenté de nombreuses trouvailles en ligne dont je ne saurais citer tellement il y en a.

Voilà le petit tour d’horizon est fait, expérience en cours !

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